moving
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Rainy Journey, Happy Journey
When I was little and we drove in the rain, I loved watching the scenery through the car window. These landscapes were green, rural, and sometimes wooded. For me, coming from the city, it was a magnificent and soothing sight.
When it rained, the landscapes changed completely. The lights of vehicles, towns, and shops shone like stars, and the water streamed down the windows, fogging them up. I watched the drops form and slide down the glass, observing them gather into larger drops or disperse into smaller, moving ones. It was very beautiful and peaceful. Some trickled in watery lines along tiny vertical rivers, widening the flow and gaining speed toward the ground, then disappearing from the seals of the outside door.
And when the wind blew hard, the drops created vibrant lines, oblique or horizontal, giving a different impression of speed; the swirling wind made them dance in joyful, sometimes very dynamic, random choreographies.
A living, elemental spectacle of water, like no other.
-Frédéric Choquet
Voyage pluvieux voyage heureux
Quand j’étais petit et que nous prenions la route sous la pluie, j’adorais regarder les paysages à travers la fenêtre de la voiture, ces contrées étaient verdoyantes, champêtres et arborées parfois.
Pour moi qui venait de la ville c’était un spectacle magnifique et apaisant.
Lorsqu’il arrivait qu’il pleuve les paysages changeaient du tout au tout, les lumières des véhicules, des villes et des commerces brillaient comme des étoiles et l’eau ruisselait sur les vitres provocant de la buée. Je regardais les goutes se former et glisser le long de la vitre, je les observais se rassembler pour faire de plus grosses gouttes où se disperser en de plus petites mouvantes. C’était très beau et calme.
Certaines ruisselaient dans des lignes aquatiques le long de minuscules rivières verticales élargissant le flux et prenant de la vitesse vers le sol, puis disparaissant de les joints de la portière extérieure.
Et lorsque le vent soufflait fort les gouttes créaient des lignes vivantes, obliques ou horizontales et donnait une autre impression de vitesse, le vent tourbillonnant les faisait danser dans des chorégraphies aléatoires joyeuses, parfois très dynamiques.
Un spectacle vivant, élémentaire de l’eau, sans aucun autre pareil.
-Frédéric Choquet